LE PIÉGEAGE: UNE ACTIVITÉ CRUELLE ET PRIMITIVE
Légalement, pour le posage de pièges, il n'y a pas de distance minimum à respecter vis-à-vis les habitations. Quelqu'un peut tendre ses pièges tout contre votre jardin et y prendre votre chat ou votre chien (voir photo a droite d'un chien Labrador pris dans un piège ). S'il est chez lui, vous n'avez rien à redire!
Contrairement à ce qu'on nous laisse croire, les pièges à patte sont toujours largement utilisés au Québec. Ils sont toujours autorisés pour les félidés et les canidés ( lynx, loup, renard, coyote ). Marcel Duquette, ancien inspecteur de la SPCA, écrit dans son livre «HURLEMENTS» : «Les trappeurs ne faisant pas tous, loin de là, la tournée quotidienne de leurs pièges, l'enfer de l'animal qui reste prisonnier peut durer des heures, des jours. Certains animaux ont même survécu au-delà de deux semaines. Aucun piège n'est sélectif quant à l'espèce à capturer, mais certains le sont encore moins que d'autres. À cet égard, le piège à patte est le plus dévastateur qui soit, se refermant sur tout ce qui le déclenche. Par exemple, les appâts attirent plusieurs espèces et tout particulièrement les oiseaux de proies - aigles, buses, hiboux, harfangs des neige, faucons - dont certains sont en voie de disparition. - suivent d'autres oiseaux, tels que corbeaux, corneilles, canards, geais, oies, pics, ainsi qu'un grand nombre de petits mammifères - porcs-épics, écureuils, lièvres, etc. - et on a même trouvé des faons! Près des habitations, chats et chiens en font également les frais. Ces bêtes, dites déchets, car elles n'ont pas de valeur commerciale, sont simplement retirées des pièges et jetées à bout de bras. Elles représenteraient, de l'avis de certains, trois prises sur quatre. Les enquêtes sont difficiles à mener, les trappeurs n'étant pas portés à déclarer ce qui va à l'encontre de leur intérêt. ( ... )
Parlons maintenant du fameux piège " HUMANITAIRE " le Conibear. Marcel Duquette écrit à ce sujet: «pour que le Conibear remplisse bien sa tâche, l'animal doit être de la bonne taille, se présenter dans un angle précis, entrer à la bonne vitesse et toucher le déclencheur de la façon "prescrite". Sinon, il en résulte des blessures graves et l'animal meurt dans d'atroces souffrances, coincé entre les barres jusqu'à l'agonie, qui peut se prolonger des jours et ne se terminer qu'avec l'intervention du trappeur. Les différentes recherches ont montré que moins de l5% des bêtes prises par ce piège étaient tuées instantanément. Ce qui a fait dire à des chercheurs - la formule est devenue classique - que, pour que la bête se fasse tuer proprement, il faudrait qu'elle suive un cours. (...) Le piégeage humanitaire est une contradiction en soi et une tragique mise en scène pour CALMER LES ESPRITS. Les échappatoires dans tout ce discours, se cachent dans un langage volontairement farci d'expressions comme « relativement humanitaire »... "de façon à ce que l'animal meure le plus rapidement possible"... "souffre le moins possible"... etc. À ce compte-là, on arrive à tout justifier».
![]() ( Je n'ai plus de maman! ) |
![]() |
COMPRENDRE CE QUE L'ANIMAL DOIT ENDURER
Pour comprendre ce qu'un animal doit endurer, on a seulement à se rappeler un fait élémentaire: le piège doit être assez puissant pour retenir solidement la victime, ce qui exerce un terrible pression quand l'animal qui se débat pour se libérer est un coyote de 40 livres ( 18 kg ). Quelqu'un pourrait simuler l'expérience en resserrant un étau sur une main jusqu'à ce qu'il soit impossible de la retirer; ce serait fort douloureux. Dans le cas de la victime du piège, le serrement ne peut pas, bien sûr, être graduel. Au contraire, le piège se referme à une vitesse alarmante, déchire habituellement le muscle et souvent fend l'os. Il faut aussi tenir compte des réactions comportementales de l'animal au choc, à l'intense douleur et à la sensation d'être retenu solidement. Aucun animal n'aime être retenu par une patte.» La suite décrit les sévices que la bête s'inflige en se débattant.
L'animal qui survit jusqu'à l'arrivée du trappeur sera tué de la manière choisie par ce dernier. Il sera peut-être étranglé au moyen d'une branche en Y ou d'un collet tendu au bout d'une perche, abattu d'une balle dans la tête ou l'oreille, mais les probabilités sont fortes qu'il soit assommé, pour ne pas dire battu à mort. En général, les techniques de «mise à mort« ne sont pas réglementées et deux principes prévalent: conserver la fourrure intacte et se prémunir contre une éventuelle attaque de la part de l'animal aux abois.
Voir aussi l'élevage des animaux pour la fourrure
PAGE DES VIDÉOS ANTI-FOURRURE DE PETA
http://www.peta-online.org/mc/multi-skins.html
AUTRES VIDÉOS SUR LE PIÉGEAGE
Canadian Trapping Footage
Mink Neck Snapping on an American Fur Farm
Fox Anal Electrocution on a Canadian Fur Farm
http://www.aeinc-online.org/video_archive.html

Fondé en avril 1997, le Clan des Loups d’Amérique du Nord (C.L.A.N.) est le premier et le seul organisme au Québec qui a pour mission exclusive de protéger efficacement nos amis les loups. Constitué en association sans but lucratif, le clan s’est donné le mandat suivant :
Afin de protéger CANIS LUPUS, joignez-vous au C.L.A.N. et devenez un défenseur du loup.
Site du Clan: http://www.geocities.com/clanloups
Benoît Ayotte, coordonnateur C.L.A.N.,
1232 Chute Panet, St-Raymond, Qc., Canada, G3L-4P3 -
Tél : (418)337-6546
Fax : (418)337-4875
