L'industrie de la mort

Liste des couturiers (Designers) et compagnies qui utilisent de la fourrure appelée Astrakan, Karakul et Broadtail.

Cette liste a été développée par fashion reports (1998-2000) in international newspapers

Karakul (a.k.a. Astrakhan, Persian Lamb, Swakara) Broadtail (a.k.a breitschanz)

Joseph Abboud
Victor Alfaro
Antonio Ansaldi
Dennis Basso
Sherry Cassin
Donald Deal
Louis Dell'Olio
Christian Dior
Dolce & Gabbana
Louis Ferraud
Eric Gaskins
Anne Dee Goldin
Givenchy
Gucci
Kenzo
Michael Kors
Karl Lagerfeld (for Fendi)
Antonio Marras
MaxMara
Claudio Merazzi
Karen Millen
Angela Missoni
Mondi
Alexander McQueen
Nijole Marni
Angela Missoni
Albert Nipon
Miuccia Pradab
Rampage (sportswear house)
Narcisco Rodriguez (for Goldin-Feldman)
Rodo
Anna Sui
TSE
Emanuel Ungaro
Koos Van den Akker (for Alixandre Furs)
Yves Saint Laurent
Zuki

Broadtail (a.k.a breitschanz)

Badgley & Mischka
Manolo Blahnik
Dennis Basso
Celine
Oscar de la Renta
Christian Dior
Louis Dell'Olio (for Androu)
Gianfranco Ferre
John Galliano (for Stallion Furs)
Eric Gaskins (for Miller & Berkowitz)
Jean Paul Gaultier
Carolina Herrera
Michael Kors
Karl Lagerfeld
Ralph Lauren
J. Mendel (at Bergdorf Goodman)
Miller & Berkowitz
Neiman Marcus (sells broadtail in its store)
Matt Nye
Guillaume Poupart
Miuccia Prada
Angel Sanchez
George Simonton
Jerry Sorbara
Zang Toi
Valentino
Gianni Versace
Zuki
Giuliana Teso - Italian designer who does a lot of broadtail. Retails in Nieman
Marcus


 
Des liens sur la question:
 
Fourrure de foetus
 
Production de foetus pour la confection de manteaux

La fourrure des karakuls, agneaux d'Asie centrale, fournit l'astrakan, et Broadtail que l'on retrouve dans bon nombre de vêtements de luxe en occident. La HSUS (Humane Society of the United States) a dépêché une équipe en Ouzbékistan pour mener une enquête sur cette production. Les conclusions, appuyées par les films tournés en caméra cachée, sont accablantes pour les producteurs.

L'astrakan correspond à la fourrure d'agneaux abattus très rapidement après leur naissance, ou, ce qui est encore plus prisé, à la fourrure de fœtus dans les derniers jours de la gestation. Pour ce dernier cas, la fourrure est officiellement annoncée comme provenant d'agneaux morts-nés ; Selon l'industrie de la fourrure, ces peaux fœtales proviennent d'animaux nés prématurément par accident ou pour des raisons inconnues. L'équipe d'investigation de la HSUS a découvert une toute autre vérité. En effet, la HSUS montre au contraire des brebis enceintes égorgées dans les 15 derniers jours de leur gestation (sans étourdissement préalable).

Les fœtus sont extraits ( du ventre de la mère ) et leur fourrure est prélevée. De façon diverse, la mère est tuée et éventrée pour en extraire le fœtus à la fourrure soyeuse. Une des techniques populaires consiste à égorger la brebis porteuse et à lui tordre le cou jusqu'à ce que sa tête soit arrachée du corps. On laisse ensuite le bébé s'asphyxier à l'intérieur de l'utérus de la mère avant de l'en extirper pour s'approprier sa peau.

La surface obtenue étant très petite, il faut beaucoup d'animaux pour confectionner chaque vêtement (cela peut atteindre une trentaine d'agneaux pour un manteau). Les manteaux et ensembles fabriqués à partir d'agneaux Karakul se vendent à plus de 25 000$ l'unité. Pour les éleveurs de moutons, ces prix exorbitants justifient la mort des brebis en gestation. De toute façon, après avoir mis bas de trois à cinq fois, la mère est abattue. Aucun des enfants de la brebis ne lui survivra. Au total, ce sont 4 à 5 millions d'agneaux qui sont tués chaque année pour réaliser ces produits, et ce chiffre ne prend pas en compte pas les brebis enceintes sacrifiées. La HSUS dénonce notamment la France, l'Allemagne et l' Amérique du Nord parmi les pays les plus demandeurs de ces produits. L'âge des peaux, utilisées par les fabricants pour confectionner des pièces de vêtement (de marque Ralph Lauren ou Karl Lagerfeld, par exemple), varie en fonction des besoins de la mode. Certains habits demandent des animaux prématurés "qu'on extrait du ventre de la mère" des foetus âgés de cinq jours, d'autres de quinze.

Sources:
Agir pour les Animaux
Upperworld

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Vidéos - médias

Médias

L'enquête de la HSUS a été exposée dans une émission à forte audience de la chaîne de télévision NBC :http://www.msnbc.com/news/502279.asp

Des images choc ( interactives ) sur le site de la HSUS: http://www.hsus.org/specials/lamb.html


Vidéos

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En détail:   Investigation ( photos ) HSUS

Enquête menée par la Humane Society of United States (HSUS)

Enquête de la HSUS : La vérité sur la fourrure de mouton karakul

Traduction de: Genviève Savard
Ce texte en version française a été rendu possible grâce à l'excellent travail de Geneviève Savard,
bénévole de la R.A.G.E; nous la remercions pour son dévouement à la cause.
Il existe une ferme à proximité de Bukhara, dans l'ancienne République soviétique de l'Ouzbékiztan, dont les terres et les champs occupés par plus de dix mille moutons karakul - une race vigoureuse, élevée essentiellement pour la grande qualité de sa fourrure. Un vieux proverbe affirme que Bukhara est la ville d'où "la lumière monte vers le paradis". Mais la Société Humanitaire des Etats-Unis s'est documentée sur une pratique qui est parmi les plus noires et les plus cruelles parmi les secrets de l'industrie de la fourrure.

Les vêtements fabriqués avec la fourrure des nouveaux-nés karakuls - souvent identifiée comme étant de "l'agneau Perse", sont un des principaux produits du monde de la mode des fourrures. De plus, beaucoup de vêtements sont fabriqués de fourrure de fœtus d'agneaux, ( vendue sous le nom de broadtail ) que l'industrie prétend provenir d'animaux accidentellement de façon prématurée.

Les enquêteurs de la HSUS, visitant cette ferme près de Bukhara, ont découvert qu'en fait les brebis gestantes sont régulièrement massacrées dans le but d'obtenir ces fourrures fœtales, tout cela en usant de techniques brutales et inhumaines. Un vidéo tourné à la ferme montre une brebis gestante étendue au sol, la gorge tranchée et l'estomac grand ouvert, de sorte qu'un employé puisse y retirer le fœtus en développement - la "matière première" servant à confectionner manteaux, vestes ou autres vêtements à la mode. Qui plus est, contrairement à l'industrie de la fourrure, qui prétend que la fourrure des agneaux karakul n'est rien de plus qu'un sous-produit de l'industrie de la viande, les enquêteurs de l'HSUS ont filmé des agneaux nouveaux-nés présentés comme de simple "échantillons" de couleur de fourrure, avant d'être envoyés à leur mort. Leur fourrure fut conservée et leurs petites carcasses fûrent jetées aux ordures.

Une brebis enceinte est généralement abattue après avoir produit trois ou cinq angeaux. Elle est tuée sans étourdissement préalable. On l'attache au plancher de l'abattoir, où sa gorge est tranchée et sa tête tordue par les employés. La carcasse est alors écorchée, l'utérus est ouvert pour récupérer le fœtus à la fourrure tant convoitée. Il existe des gradation dans la qualité et la texture de cette fourrure, qui varient en fonction de l'étape du développement. Par exemple, la fourrure prélevée sur un foetus 15 jours avant la naissance naturelle est plus douce que celle prélevée sur un foetus 5 jours avant la date prévue pour la mise bas.

L'enquête de la HSUS, dont les détails fûrent diffusés sur Dateline NBC, révèlent que le massacre des agneaux et des foetus est dicté par les caprices du commerce de la fourrure, qui place ses priorités dans la texture, les motif et le lustre de cette fourrure. Par exemple, la fourrure prélevée sur un fœtus 15 jours avant la naissance naturelle est plus douce que celle d'une autre prélevée ;a 5 jours de la naissance normale. De même, la texture frisée d'un agneau nouveau-né est plus soyeuse et plus lustrée 5 heures après la naissance que trois jours plus tard, ceci ayant pour effet d'en augmenter la valeur. L'industrie de la fourrure écarte les accusations selon lesquelles les adultes karakuls sont tués pour en prélever les fœtus. Pourquoi un fermier tuerait-il un animal adulte pour produire une simple peau? se défend l'industrie. La réponse est tout simplement qu'il y a beaucoup d'argent à faire. Un manteau en karakul se vend $12,000, tandis que le prix d'un ensemble de brodtail ( foetus ) coûte plus de $25,000.

Même si depuis les années 1990 les fourrures de karakul et de brodtail ont perdu un peu d'intérêt dans le monde de la mode, il semble depuis peu y avoir une résurgescence d'intérêt. Des designers réputés tels que Ralph Lauren et Karl Lagerfeld utilisent cette fourrure dans leurs créations. Fendi et Nieman Marcus sont parmi les détaillants qui offrent de la fourrure de karakul. Enfin, l'élevage du mouton karakul pour sa fourrure continue en Afghanistan, au Turkmenistan et dans d'autres nations d'Asie centrale. Et cela continue également dans la ferme de Bukhara, où des centaines d'agneaux, dont certains encore dans le ventre de leur mère, sont sauvagement massacrés à chaque semaine.

SOURCE:

 

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