En Amérique du Nord, on trouve un poulet usiné dans chaque casserole. Nous ne savons pas que nous mangeons le corps et les oeufs de créatures torturées. Nous ne savons pas qu'elles ont été inoculées, bourrées d'antibiotiques et d'hormones et injectées de teintures afin que leur chair et le jaune de leurs oeufs aient une couleur d'apparence saine. Jusqu'à quel point avons-nous perdu contact non seulement avec les animaux mais avec nos propres papilles gustatives pour que l'on puisse vous tromper à ce point.
Presque tous les poulets élevés en Amérique du Nord aujourd'hui ont une alimentation relevée d'antibiotiques, du premier au dernier jour de leur vie. Sans antibiotiques, l'industrie ne serait pas en mesure de maintenir les pratiques d'élevage intensives. Un nombre incroyable d'entre eux meurent tout de même avant de ce rendre vers les abattoirs.

Lorsque j'ai vu ces poulets pour la première fois, j'ai été sidéré. Je ne m'était même pas rendu compte qu'il s'agissait de poulets. Leur peau écorchée et irritée était d'aun rouge vif. Ils ressemblaient davantage à des plaies vivantes qu'à des oiseaux. Il est difficile de sous-estimer la santé de nos poulets. Rendus hystériques, leur peau écorchée frottant constamment le grillage métallique des cages dans lesquelles ils sont entassés comme des sardines, un nombre stupéfiant d'entre eux deviennent cancéreux. Selon un rapport gouvernemental, plus de 90% des poulets de la plupart en Amérique du Nord sont attients du cancer des poulets ( lucémie).
Nous sommes peut-être concernés vous et moi par la salubrité des aliments qu'un système ne tenant aucun compte de la santé et du bien-être de ses animaux produit. Mais les producteurs de volailles sont rarement gênés par des considération de ce genre. Ces gens déterminés poursuivent résolument un but unique. Ce but n'est pas, comme vous l'aurez pensé, de produire des aliments sains. Comme l'exprime Fred C. Haley, président d'une entreprise avicole de 255 000 poules. « Nous produisons des oeufs dans le seul but de faire de l'argent. Lorsque nous oublions ces objectif, nous oublions le principal».
Durant l’été 1999, la Belgique a rappelé ses étals de vente de poulets, œufs, lait, viandes de porc, de bœuf, toutes charcuteries et graisses animales, suite à une contamination massive à la dioxine. Le pays tout entier s’est vu forcé de virer au végétarisme! Toutes exportations de produits animaux belges furent aussi interdits dans de nombreux pays européens et d’ailleurs. Les animaux destinés à la consommation humaine ont été nourris avec des farines animales contaminées à la dioxine, une substance très toxique. Ces farines contiennent des sous-produits de l’abattoir - os, plumes et sang - ainsi que des sous-produits de la pêche à laquelle on ajoute des conservateurs, des antibiotiques et des activateurs de croissance. Ces farines animales courantes en Europe, mais aussi en Amérique du Nord, sont aussi utilisées en aquacultures.
Présentes dans certains défoliants ou pesticides, les dioxines sont produites par les usines sidérurgiques, métallurgiques et les incinérateurs de déchets. C’est un sous-produit involontaire des procédés industriels impliquant le chlore, tels que la production et l’incinération du vinyle ainsi que le blanchiment de la pâte à papier. À ce jour, les scientifiques identifient cette substance comme étant une des plus toxiques jamais produites par l’humain. Fixées par les végétaux des sols, ingérées par des animaux, les dioxines se concentrent notamment dans les graisses et le lait. Elles peuvent, à tout moment, contaminer viande, poissons et œufs. Les dioxines possèdent une propriété de bio-accumulation, s’accumulant dans les tissus gras des organismes vivants. Signes généraux des intoxications aiguës : fatigue, maux de tête, vertiges, troubles neurologiques. Même à de faibles doses, les dioxines sont des agents cancérogènes ayant des effets toxiques sur la reproduction, l’immunité et le système nerveux. Des preuves récentes démontrent la capacité de la dioxine, même en quantités infinitésimales, de dérégler le système hormonal. L’exposition à la dioxine a donc été reliée à un taux accru de plusieurs types de cancers, au diabète et à des effets sur le foie, le thymus, la rate, la moelle osseuse et la peau. La substance toxique est transmise du placenta au fœtus et du lait maternel au nourrisson.
La dioxine contamine l’air, l’eau et la chaîne alimentaire de la planète entière. Les tissus des habitants des régions polaires, qui vivent pourtant loin de toute source industrielle de dioxine, renferment un taux considérable de cette substance toxique.
Dans le poulet à la dioxine et la vache folle, un point commun : l’utilisation de farines ou graisses animales. D’après les calculs de Simon Cousens, épidémiologiste à la London School of Hygiene and Tropical Medecine, 75,000 à 80,000 Britanniques pourraient être contaminés par la maladie de Creutzfeldt-Jakob, transmise par la viande de bœuf contaminée et dont l’incubation peut atteindre 30 ans. D’autres scientifiques prétendent que les farines anglaises contaminées auraient « amplifié » un agent bovin en sommeil mais préexistant.
Sources:
John Robbins: se nourrir sans faire souffrir des Éditions Stanké.