L'élevage des veaux

La finalité de l'élevage intensif est de «produire le maximum de viande dans le temps le plus court avec le minimum de frais»; ainsi « l'animal n'est qu'une machine à transformer les aliments en produits ou en service». Si les progrès zootechniques ont conjointement apporté une productivité accrue et une baisse des prix, il reste à prendre la mesure de son COÛT !!! POUR L'ANIMAL. Volailles ( poules pondeuses et poulets de chair, dindes ), «gibiers» ( cailles et faisans), lapin, vaches laitières, VEAUX et taurillons, porcs... sont soumis à l'élevage intensif. Les liens sociaux sont gravement pertubés; on enlève par exemple immédiatement aux vaches laitières leur veau, car si celui-ci commence à téter, la vache se met à contrôler et donc à freiner la descente de lait. Des que la production de lait commence à tarir, la bête doit de nouveau être gestante, et ainsi de suite. Veaux et ageaux peuvent donc être considérés comme des sous-produits du lait: les chevreaux sont tués à huit jours;
LES VEAUX DE BOUCHERIE, TOUS ISSUS DE VACHES LAITIÈRES, PLACÉS EN CASE INDIVIDUELLES, SONT NOURRIS ARTFICIELLEMENT, RATIONÉES, ET ABATTUS VERS L'ÂGE DE TROIS MOIS.
L'abattage des veaux

Exemple des méthodes:

La manipulation des petits animaux, à cause de leur taille et de leur poids, est facile: aussi étaient-ils toujours égorgés en pleine conscience. Il semble qu'aujourd'hui encore, bien que la législation impose un étourdissement préalable, mais, cette pratique persiste pour les veaux et plus encore les moutons.

Attachés sur un trétau, appelé encore «étau» ou «étou», placé à trente centimètres du sol, cou et tête libres, une patte avant repliée à l'arrière, ou suspendus à un treuil par les pattes arrières, afin d'accélérer l'écoulement du sang, les veaux étaient égorgés vivant. «On étend la victime sur le banchet, les membres sont ligotés, la tête seule, reste libre pendante. Puis une entaille profonde est faite au millieu de la gorge et le sang jallit en abondance. D'autres fois, l'animal est attaché par une corde reliée au treuil; en quelques tours de cylindre, le voilà suspendu la tête en bas. L'égorgement apporte un terme aux terribles souffrances produites par un procédé barbare, qui s'appelle abattage par le câble. «L'animal respire avec précipitation par l'ouverture des bronches que le couteau a tranchées, et le bruit de cette respiration irrégulière se fait entendre assez loin et dure plusieurs minutes».


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