Bienvenue au paradis des poules

METTEZ-VOUS À LEURS PLACES...
Pour saisir un instant le point de vue d'une vie de poule
...
Imaginez que vous êtes dans un ascenceur si bondé que votre corps est en contact de tous les côtés avec d'autres corps et que pivoter sur vous-même devient difficile. C'est là toute votre vie. Il ne s'agit pas d'un désagrément temporaire, le temps d'arriver à votre étage. C'est permanent. La seule libération se fera aux mains du bourreau qui vous abattra.

Les autres personnes prises au piège avec vous font tout leur possible pour ne pas bouger et pour ne pas vous déranger. Mais si, tout à coup, les autres n'étaient pas en mesure de comprendre ce qui se passe! Si elles réagissaient à cette terreur avec toute la violence de leur instinct primal, sans rien de civilisé! Si, comme pour vous, leur besoin de territoire se réveillait et si la frustration absolue de la situation les rendait littéralement folles à lier, enclins à des explosions de violence, avec ou sans provocation! Imaginez maintenant que le plancher de l'ascenseur fortement incliné vous pousse toutes dans la même direction. Le plafond est si bas que vous et les autres ne pouvez plus vous tenir debout bien droit, sans oublier que le plancher est fait de grillage métallique, terriblement inconfortable pour vos pieds. Pour compléter le tableau, il y a parmi les personnes prises au piège avec vous dans l'ascenseur, celles qui sont devenues dans leur folie, des cannibales ! Ce sont pourtant les conditions de vie qui règnent dans les prétendus « paradis des poules » de nos industries.

Voilà la véritable situation de vie des poules dont les Nord-Américains consomment la chair et les oeufs.


 
Des liens sur la question:
 
Je craque pour toi mon coco !!!
 
D'HIER....

Actuellement, on ne peut pas dire que les méthodes d'élevage des volailles débordent de compassion pour ces animaux. Elles n'ont plus rien à voir avec la basse-cour qui nous vient presque tous à l'esprit lorsque nous évoquons la vie des poulets. Des changements fondamentaux se sont produits au cours des dernières années. À l'origine, les poulets étaient des oiseaux de ferme grattant et fouillant le sol à la recherche d'asticots, de vers de terre, d'herbe et de larves. Il connaissaient le soleil, le vent et les étoiles, et le coq chantant à l'aube n'était que l'un des nombreux signes de leur profonde harmonie avec les cycles naturels de la lumière et de l'obscurité.

Dans les prétendus «paradis des poulets» sans fenêtres, on manipule l'éclairage artificiel contre nature dans le but de maximiser les profits et de minimiser les coûts. Le plus souvent, les poulets à rôtir sont soumis à une lumière vive, 24 heures par jour, pendant les deux premières semaines. Puis il peut arriver que l'éclairage diminue légèrement et s'éteigne pour s'allumer à nouveau toutes les deux heures. Après environ six semaines de cette pratique, les animaux sont rendus complétement fous, au point qu'il faut éteindre complétement pour essayer de les calmer. Mais malgré l'obscurité, l'absence de tout exutoire pour les energies et les pulsions naturelles des poulets entraîne un grand nombre de combats au cours desquels les oiseaux débecquetés se blessent douloureusement, arrivant souvent à s'entretuer en dépit de la mutilation de leur bec.

En détail:   Les maladies et les drogues
 
...À AUJOURD'HUI

Aujourd'hui, il en va autrement. L'élevage du poulet en Amérique du Nord est complètement industrialisé. Nous vivons maintenant au temps du poulet usiné. Les poulets et les oeufs d'aujourd'hui taisent une histoire insoupçonnable si l'on se fie aux petits emballages tout propres des supermarchés modernes et bien éclairés. Tout cela a l'air propre, agréable, controlé, tellement bien emballé et étiqueté. Debout dans un supermarché, sur une musique de fond enregistrée, si on jette un coup d'oeil sur les cartons d'oeufs et sur les emballages de poulet avec leurs joyeux dessins de poulets souriants, il y a effectivement pas de quoi imaginer que quelque chosse puisse clocher. On ne prend même pas la peine de s'arrêter sur le sort de ces bêtes incontestablement heureuses et bien soignées. On n'hésite pas non plus à s'offrir des oeufs et des produits de qualité. Dans les "spots" publicitaires de "J'aime mon oeuf" et "Je craque pour toi mon coco" - on y voit le propriétaire d'une compagnie d'usine d'oeufs, nous disant que ses poulets vivent dans ce qui pourrait être «Le paradis des poulets».

En réalité, les installations avicoles modernes n'ont rien d'un paradis des poulets. Tout d'abord, les fermes avicoles d'aujourd'hui ne sont plus vraiment des fermes; il serait plus juste de parler d'usines où les poulets passent leur vie entière à l'intérieur de bâtiments totalement dépourvus de lumière naturelle. Dans le monde mécanisé de la production de volailles, on a remplacé les basses-cours par des alignements de cages, des tapis roulants et des tubes au néon. Dans ces usines, les poulets - des créatures sensibles et fières - sont traités comme de la marchandise sans respect, sans aucune trace de sentiment ou de compassion pour le fait qu'ils sont des animaux qui vivent et qui respirent. ( Même les compagnies de transport et d'emballage d'ordinateurs font plus attention à leurs marchandises que le font les propriétaires d'industries des volailles; pourtant nous parlons ici d'êtres vivants ). Dans ces usines, les poulets sont systématiquement privés de leurs pulsions, réduits à l'état de choses, de matériel brut destiné à la consommation.

Désormais, dans le contexte industriel des usines de poulets, on n'appelle plus les poulets des «poulets». Si on les élève pour la chair, on les appelle des «poulets à rôtir»; si on les élève pour les oeufs, on les appelle des «pondeuses». 95 % des poules pondeuses finissent dans les repas préparés, congelés, "T.V Dinners", soupes au poulet et boîtes de conserve.
 

Cliquez ici:   Des oiseaux torturés et malades

Poules pondeuses et poussins

Exploitées - torturées - malades les poules pondeuses

Dans un environnement naturel, les poules passent une grande partie de leur journée à rechercher et à absorber leur nourriture. Elles grattent et picorent. Elles ont une vie sociale intense et éprouvent le besoin de vivre en groupe. Une certaine forme de hiérarchie se forme entre les oiseaux.

Lorsque les poules pondent, elles recherchent un endroit protégé et sombre pour le nid. Elles demeurent sur l’oeuf pendant un temps de repos après la ponte. À la recherche du confort, les poules soignent leur plumage avec leur bec, prennent des bains de sable ou de poussière, font des mouvements d’extension et des battements d’ailes. Pour se reposer, elles se perchent et dorment la tête enfoncée dans leurs plumes du cou ou sous leur aile.

Promue machine à oeufs, les poules vivent à plusieurs dans de minuscules cages, incapables de bouger le corps et les ailes. Dans ces immenses usines à oeufs, des milliers de volailles luttent pour leur survie. Privées de leurs besoins les plus élémentaires de mouvement et de socialisation, les poules souffrent de décalcification des os, de déformations aux pattes, de blessures et de lésions à la peau et au plumage. Leur prison sans fenêtre ne laisse jamais passer la lumière du jour. On contrôle comme on peut les nombreuses maladies par une utilisation massive d’antibiotiques et de vaccins. Cet environnement artificiel entraîne fatalement un comportement agressif ponctué de violents coups de bec.

Pour éviter les batailles, on leur tranche le bec dès leur premier jour de vie, avec une lame brûlante, une opération douloureuse qui empêche en plus la poule de boire et de manger normalement.


Dans ce monde plein d’agitation et de désespoir, l’oeuf pondu roule immédiatement hors de la cage, emporté par un tapis roulant, frustrant tout instinct de nidification chez la poule. Après avoir pondu 300 oeufs en 400 jours, les vieilles poules exténuées sont brutalement attrapées et mises dans des camions où, sans nourriture et sans eau pendant plusieurs jours, elles meurent dans cet autre univers dément, l’abattoir. Leur pauvre chair malade finira dans de la nourriture pour chats et chiens et soupes au poulet.

Lors du processus de sexage des poussins, les mâles sont rejetés par l’industrie des oeufs. Ces millions de jeunes coqs inutiles sont broyés, hachés vivants, entassés dans de grands sacs en plastique pour mourir par suffocation ou exposés à des concentrations élevées de gaz carbonique. La mixture obtenue par leurs cadavres est ajoutée à la nourriture destinée au bétail, aux animaux domestiques ou sert à nourrir les animaux élevés dans des cages pour leur fourrure ie. les visons.

PLUS D'UN DEMI-MILLION DE POUSSINS SONT AINSI JETÉS CHAQUE JOUR DE L'ANNÉE AUX ÉTAT-UNIS SEULEMENT. AINSI, LE TEMPS À PEINE POUR VOUS DE LIRE CE PARAGRAPHE, PLUS DE 2000 POUSSINS MÂLES SERONT JETÉS ET BROYÉS VIVANTS.

Découvrez une alimentation végétalienne sans oeufs, mais si vous n’êtes pas prêts à abandonner les oeufs, utilisez des oeufs dits « biologiques ».
Quand tous les animaux seront parqués dans des systèmes artificiels, que restera-t-il de la nature?

MODÈLES DE LETTRE
Modèle de lettre pour le transport d'animaux vivants

Modèle de lettre pour les poules pondeuses


VIDÉOS
En RealPlayer G7 et/ou médiaPlayer
Pour télécharger gratuitement RealPlayer cliquez sur ce lien: http://www.real.com

Vidéo sur les poules pondeuses
Modem 56.6 k: http://www.animal-lib.org.au/movies/hens566.ram
Modem 28.8 k: http://www.animal-lib.org.au/movies/hens288.ram

Vidéo des poulets à bouillir et à rôtir
Modem 56.6 k: http://www.animal-lib.org.au/movies/broiler566.ram
Modem 28.8 k: http://www.animal-lib.org.au/movies/broiler288.ram

Vidéos des dindes
Modem 56.6 k http://www.animal-lib.org.au/movies/turkeys566.ram
Modem 28.8 k http://www.animal-lib.org.au/movies/turkeys288.ram

Source vidéo: http://www.animal-lib.org.au/


Références:
Association: Ahimsa http://www.ahimsa.cjb.net
Livre: John Robbins: "Se nourrir sans faire souffrir" des Éditions Stanké

 
Retour page principale